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Sapiens n’aurait jamais croisé Homo erectus à Java

Posted on 30 juin 201114 novembre 2023 By Christian

Sapiens n’aurait jamais croisé Homo erectus à Java
La rencontre impossible entre Sapiens et Erectus ?

Publiés sur PLoS ONE et menés par une équipe internationale, les travaux d’une équipe pluridisciplinaire sur l’île de Java imputent finalement au site de Ngandong, connu depuis les années 1930 pour ses fossiles d’Homo erectus, un âge d’au moins 150 000 ans, interdisant toute rencontre de cette espèce avec Homo sapiens, pourtant envisagée naguère.

Crâne Ngandong 7, Solo River, Java, Indonesia (James Di Loreto, & Donald H. Hurlbert, Smithsonian Institution)

L’étude et sa conclusion

L’équipe internationale du projet Solo River Terrace (SoRT), dirigée par les anthropologues Etty Indriati, de l’Université Gadjah Mada (Indonésie) et Susan Antón, de l’Université de New York, s’est fixé pour mission de repréciser les datations très controversées du site de Ngandong, sur les rives du fleuve Solo, dans l’île indonésienne de Java, où fut découvert, dans les années 1930, l’Homme de Solo, à l’identité très discutée mais généralement rapproché d’Homo erectus.

Utilisant plusieurs méthodes, l’étude aboutit au résultat suivant : ces fossiles d’hominidés seraient probablement vieux d’environ 550 000 ans, et en tout cas d’au moins 143 000 ans. Malgré l’amplitude de cette fourchette, celle-ci, de toute façon, se situe bien avant l’arrivée d’Homo sapiens dans la région, généralement admise vers 40 000 ans. « Ainsi, Homo erectus n’a probablement pas partagé son habitat avec l’homme moderne », conclut Etty Indriati.

Le contexte

Généralement considéré comme le premier de nos ancêtres directs à avoir quitté l’Afrique voici 1,8 millions d’années, Homo erectus se serait éteint partout il y a environ 500 000 ans. Sauf, selon certains paléoanthropologues, en Indonésie, où il aurait survécu jusqu’à 50 000, voire 35 000 ans BP ou moins : le fameux Homme de Solo, dont les ossements fossilisés gisent sous le sol de Ngandong. Cet Homo erectus ‘attardé’, selon cette approche, aurait donc pu cohabiter avec Homo sapiens, arrivé là vers 40 000 ans BP.

On comprend donc l’importance de la datation de ce site, manifestement très complexe à appréhender : 35 000 ans, comme proposé par certains scientifiques, ou plutôt 200 000 ou 100 000, comme le suggèrent certains autres ?

A chaque méthode, une date différente

C’est en 1996 qu’une équipe de recherche, à partir de dents animales, avait daté ce gisement de fossiles à -35 000 / -50 000 ans. Mais d’autres scientifiques avaient suggéré que les sédiments pouvaient receler un mélange de restes animaux de cet âge, mêlés à des fossiles préhumains beaucoup plus anciens, eux. Le but du SoRT – qui comprend des membres de l’équipe de 1996 ainsi que certains de leurs opposants, il faut le souligner – a donc été ici de comprendre comment ce site s’était formé, d’évaluer la possibilité d’un mélange des couches, et, en fin de compte, de tenter de donner des éléments de datation plus ‘carrés’.

Analysant des restes d’animaux et menant des études géologiques et archéologiques depuis 2004, ces experts éliminent aujourd’hui l’hypothèse du mélange de strates d’âges différents : tous les restes se sont déposés sur le site au fil d’une ‘courte’ période de temps, et n’ont probablement pas été ‘mixés’ par des ruissellements sous-terrain ou des mouvements géologiques importants (qui auraient d’avantage endommagé les fossiles).

Appliquant aux dents d’animaux des méthodes de datation isotopiques ainsi que la technique dite de résonance de spin électronique (ESR en anglais), comme l’avaient fait leurs prédécesseurs, les universitaires australiens associés au projet ont obtenu des âges d’au maximum 143 000 ans. Datant les sédiments volcaniques par la technique de radio-datation argon-argon, par ailleurs, d’autres spécialistes du SoRT ont obtenu, eux, une valeur d’environ 550 000 ans…

Selon l’équipe, ces dates contradictoires s’expliquent probablement par la présence, soit d’éléments plus récents venus ‘contaminer’ les fossiles d’animaux, soit d’éléments minéraux légers très anciens venant ‘polluer’ les sédiments. Des phénomènes non liés, en tout cas, à un mouvement géologique important susceptible de mélanger les fossiles entre eux, et qui ne remettent pas en cause la validité des procédés, d’après le SoRT, qui maintient, en tout état de cause, cet ordre de grandeur de centaine(s) de milliers d’années.

L’enjeu

L’époque à laquelle Homo erectus a fréquenté ce lieu, et donc sa contemporanéité éventuelle avec l’homme moderne, revêt une grande importance dans le débat sur les origines de ce dernier.

Confirmer la présence simultanée de sapiens et d’erectus (à cet endroit ou à un autre) irait dans le sens du modèle dit « Out of Africa », qui suppose une telle cohabitation – suivie d’un remplacement des formes humaines ‘archaïques’ d’Eurasie par un sapiens fraîchement sorti d’Afrique.

Infirmer cette simultanéité – ce qu’estiment avoir fait ici les scientifiques du projet SoRT -, c’est amputer ce modèle d’un argument de poids, et donc alimenter plutôt la thèse ‘rivale’, celle dite « multi-régionale », selon laquelle l’homme moderne est issu d’un apport génétique des différentes populations d’Afrique, d’Europe et d’Asie, évoluant de concert – et se mélangeant au gré des migrations – pour donner notre espèce.

F. Belnet

Sources
ScienceDaily
LeMonde.fr
PLoSONE

Homo erectus

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